Après avoir traversé le seuil requis de ratifications de l’Etat, mardi, le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels entrera en vigueur le 5 mai.
“L’entrée en vigueur du Protocole facultatif est une percée majeure, qui permettra aux victimes relevant de la juridiction des États parties à demander justice pour les violations de leurs droits économiques, sociaux et culturels,” a déclaré Mme Pillay.
“Le protocole fournira une plate-forme importante pour exposer les abus liés à la pauvreté, la discrimination et la négligence, que jusqu’à présent les victimes ont eu à endurer sans aucun recours possible au niveau international. Il fournira un moyen pour les individus, qui pourraient autrement être isolés et impuissants à tenir la communauté internationale au courant de leur situation “, a déclaré le Haut Commissaire.
“L’entrée en vigueur du Protocole facultatif permettre également enfin de mettre les droits économiques, sociaux et culturels sur un pied d’égalité avec tous les autres droits humains,” a déclaré Mme Pillay. “Le Protocole fait une déclaration forte et sans équivoque sur la valeur et l’importance égale de tous les droits humains et la nécessité de renforcer la protection juridique des droits économiques, sociaux et culturels en particulier,” at-elle ajouté.
L’Uruguay a considéré l’entrée en vigueur du Protocole facultative quand, puis le 5 Février, il est devenu le dixième pays à le ratifier, rejoignant l’Argentine, la Bolivie, la Bosnie-Herzégovine, l’Équateur, El Salvador, la Mongolie, le Portugal, la Slovaquie et l’Espagne.
Le Protocole facultatif a été adopté il ya quatre ans, le 10 Décembre 2008, par l’Assemblée générale des Nations Unies. Il donne au Comité des droits économiques, sociaux et culturels – l’organisme qui surveille le Pacte international à laquelle le protocole est joint – la compétence d’examiner les plaintes émanant de particuliers ou groupes de particuliers qui prétendent une violation des droits protégés par le Pacte. Il permet également à la Commission de mener des enquêtes si elle reçoit des informations fiables indiquant des violations graves ou systématiques par un État partie de l’un des droits économiques, sociaux et culturels énoncés dans le Pacte.
“Avec l’entrée en vigueur du Protocole facultatif, une jurisprudence va maintenant être développé qui aidera à définir le champ d’application des droits économiques, sociaux et culturels et de définir des recours adéquats pour les victimes,” a déclaré Mme Pillay.
Le Haut Commissaire a fortement encouragé les autres États parmi les 160 qui sont déjà parties au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels à ratifier le Protocole facultatif dès que possible. Le protocole équivalent au Pacte international relatif aux droits civils et politiques est entré en vigueur il y a 37 ans (en Mars 1976), et a été ratifiée par 114 États.