La discussion avec les parties prenantes – les bailleurs de fonds, des partenaires, des militants et des consultants individuels, se concentrera sur l’analyse des principales préoccupations et recommandations mentionnées dans une évaluation externe portant sur le programme de santé et les droits reproductifs d’AWDF en Octobre 2014. L’objectif est d’identifier des interventions stratégiques qui pourraient être développées à grande échelle et pérenniser l’impact des actions sur le terrain ainsi que des politiques d’influence autour de la santé sexuelle et les droits reproductifs (SSDR) / la santé et les droits reproductifs (FCR) aux niveaux local, national et régional.
Cette réunion est aussi un pré-événement pour la troisième édition de l’assemblée biennale du Réseau des subventionnaires africains (AGN) qui se tiendra à Arusha, en Tanzanie du 1er au 3 Juillet 2015, organisée par l’AGN, AWDF et la Fondation pour la société civile (FCS)
Le compte rendu de 2015 sur les Objectifs de Développement du Millénaire a révélé que les progrès accomplis dans les domaines de la mortalité maternelle, la mortalité infantile et le VIH & SIDA ont été insuffisants. La perpétuation des traditions sociales, culturelles et religieuses néfastes sont aggravées par des années de négligence et de sous-investissement dans la santé des femmes, contribuant à un manque de soins de santé appropriés pour ces dernières. Cela est particulièrement vrai pour les femmes pauvres et-ou marginalisées dans les régions rurales et éloignées du continent.
L’évaluation a démontré la pertinence d’un volet sur la Santé et droits reproductifs pour AWDF et le mouvement des femmes africaines. Il a également été réaffirmé le fait que la santé, les maladies des femmes et les préoccupations sexuelles et de reproduction, ne sont pas prioritaires pour la plupart des gouvernements africains, à l’exception des infections sexuellement transmissibles, le VIH et le SIDA (IST-MST), des accouchements sans risques et la mortalité infantile.
Selon les résultats, le travail d’AWDF a contribué de manière significative chez les femmes et les filles africaines à accroître la sensibilisation et la conscience critique de leurs droits, les droits sur leurs corps et un meilleur accès aux services de santé. La prise de conscience accrue parmi les communautés et les fournisseurs de services a permis aux femmes et aux filles dans de nombreuses communautés d’accéder librement et sans peur de stigmatisation ou de discrimination aux services de FCR. Lorsque les services ne sont plus disponibles, certaines femmes ont exigé ces services des gouvernements locaux.