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Au Sénégal, faire vivre les mots du féminisme, malgré tout
Au Sénégal, faire vivre les mots du féminisme, malgré tout

En décembre 2025, le Dictionnaire libre et créatif du féminisme africain a circulé dans des espaces pensés avec soin, dans un contexte où parler de féminisme, de corps ou de libertés reste souvent sensible.
Ici, la diffusion s’est faite à voix basse, mais avec une intensité rare.
Le 13 décembre, à la Maison des Cultures Urbaines de Ouakam, dix-huit femmes et personnes queer se sont retrouvées pour lire ensemble, en cercle. Les mots du Dictionnaire ont été tirés au sort, lus à voix haute, puis discutés à partir des vécus.
Plaisir. Survivante. Corps. Liberté.
Il n’y avait pas d’obligation de parler.
Mais quand une voix s’élevait, elle était écoutée jusqu’au bout. Dans cet espace sécurisé, beaucoup ont dit pour la première fois ce qu’elles portaient depuis longtemps. Une même idée revenait, presque comme un souffle partagé : mettre des mots, c’est déjà commencer à respirer.
Quand les mots sortent du cercle
L’après-midi, les mots ont quitté la salle pour rencontrer la rue.
La performance de slam « Corps libres », portée par la slameuse Moon’Art, accompagnée d’un musicien et de deux danseuses, a fait entendre des fragments du Dictionnaire en français, anglais et wolof.
Déplacée pour des raisons de sécurité vers un carrefour de Ouakam, près du Monument de la Renaissance, la performance a suscité curiosité, silences et échanges spontanés avec les passant·es.
Un extrait de cette performance est à découvrir ici :
Laisser une trace

Pour que ces mots continuent de vivre au-delà du moment, une fresque murale féministe a été réalisée dans le quartier de Nord Foire par les artistes Fall’Art et Dashaa.
Sur plusieurs mètres, visages, couleurs et mots du Dictionnaire composent un message clair, visible et assumé :
« Parler, c’est résister. »
Une trace appelée à durer, à interpeller, à ouvrir la discussion.
Retrouvez le reste des images ici
Faire circuler sans exposer
La diffusion s’est poursuivie à travers le podcast Au cœur du féminisme africain, composé de 10 épisodes, chacun consacré à un mot du Dictionnaire.
Un format choisi pour permettre aux voix de circuler sans mettre en danger, tout en prolongeant les échanges initiés en présentiel.
🎧 Écouter le podcast sur Youtube :
L’événement a également été partagé sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram :
Les participantes sont reparties avec un exemplaire du Dictionnaire, mais surtout avec la certitude de ne pas être seules. Certaines sont devenues des relais. Un exemplaire a rejoint une bibliothèque nomade de Dakar, accessible gratuitement.
Au Sénégal, les mots n’ont pas crié.
Ils se sont installés.
Et parfois, c’est ainsi que les transformations commencent.

📖 Découvrir le Dictionnaire : https://bit.ly/43evacP
Bintou Mariam Traoré, Responsable Communication AWDF
À Madagascar, les mots du féminisme ont trouvé leur souffle
À Madagascar, les mots du féminisme ont trouvé leur souffle
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Il y a des moments où les mots cessent d’être de simples concepts.
Où ils quittent les pages pour entrer dans les corps, les voix et les regards.
En décembre 2025, à Antananarivo, c’est exactement ce qui s’est joué lors des Journées de diffusion du Dictionnaire libre et créatif du féminisme africain. Pendant plusieurs jours, les mots ont circulé autrement portés par l’art, par l’intime et par le collectif.
Les 12, 13 et 19 décembre, artistes, étudiantes, militantes, journalistes, universitaires et actrices de la société civile se sont retrouvées pour lire, écrire, écouter et échanger.
Parler de féminisme, bien sûr. Mais surtout parler de soi : de ce qui est vécu, transmis.
Dans les cercles de lecture, certaines ont reconnu des fragments de leur propre histoire.
Dans les ateliers d’écriture créative, d’autres ont trouvé des mots qu’elles n’avaient jamais osé prononcer.
Et dans les échanges, une idée revenait sans cesse : mettre des mots, c’est déjà un pas vers la réparation.
Quand l’art fait parler le féminisme
À l’Institut Français de Madagascar (IFM Analakely) et à la Cité des Cultures d’Antaninarenina, les 12 et 13 décembre, l’art est devenu un langage à part entière.
Des artistes malgaches ont été invitées à poser un geste simple mais profondément politique : choisir un mot du Dictionnaire et dire ce qu’il représente pour elles.
De cette invitation est née une vidéo forte et sensible, dans laquelle les mots se transforment en voix, en images et en émotions.
À travers la peinture, la photographie, le slam et la performance, les œuvres des artistes pluridisciplinaires Ashiko Ratovo et Zavavymasoandro, de la slameuse Vanelah et de la photographe Roxane traduisent chacune un mot du Dictionnaire, ancré dans les réalités vécues à Madagascar.
Ici, les mots ne sont pas expliqués.
Ils sont ressentis, incarnés, assumés.
Ils deviennent mémoire, résistance, création.
Dans son travail photographique et audiovisuel, Roxane Angy Robinson choisit de représenter la jupe comme un symbole fort. Un rappel que les vêtements sont trop souvent utilisés comme prétexte par les abuseurs. À travers l’image, la vidéo et la parole, elle affirme que ce mot, son œuvre et son engagement sont indissociables du féminisme. Une manière de dire que le corps n’est jamais une excuse, et que créer, c’est aussi résister. Voir son travail inspirant ici
Quand les récits continuent leur chemin

Ce qui s’est vécu à Antananarivo ne s’est pas arrêté aux lieux de diffusion.
Les récits ont voyagé. Les images ont circulé. Les voix ont trouvé d’autres espaces d’écoute.
La presse écrite malgache s’est emparée de la démarche. Dans un article intitulé « Écrire pour exister : le féminisme africain en dictionnaire vivant », La Vérité.mg revient sur la portée politique et créative du projet :
Les médias en ligne ont également relayé les contenus issus des ateliers et des performances. Orange Actu Madagascar a partagé la démarche sur LinkedIn et sur Facebook.
Le média Times 261 a lui aussi contribué à faire circuler les récits auprès d’un public élargi . Sur les réseaux sociaux, images et vidéos ont largement circulé, touchant des publics variés :
Des plateformes culturelles engagées ont également amplifié la diffusion. Alefa – Kolotsaina a partagé une présentation vidéo du Dictionnaire .
En quelques jours, cette vidéo a généré plus de 10 000 vues, 325 mentions “J’aime” et 14 commentaires.
Mais au-delà des chiffres, ce sont surtout les messages reçus qui comptent — des messages de reconnaissance, d’identification, de résonance.
Un dictionnaire vivant, en mouvement

À Madagascar, le Dictionnaire libre et créatif du féminisme africain n’a pas été présenté comme une œuvre figée, mais comme une matière vivante, à habiter et à transformer.
Ces journées ont ouvert un espace de continuité, avec la perspective de co-créer un Manifeste collectif du féminisme malgache, nourri par les voix du terrain et les imaginaires partagés.
Parce qu’au fond, ces rencontres l’ont rappelé avec force :
nommer, c’est déjà résister.
Et quand les mots circulent, les luttes respirent.
Découvrir le Dictionnaire : https://bit.ly/43evacP
Bintou Mariam Traoré, Responsable Communication AWDF
Voix féministes francophones à Accra : une semaine riche en apprentissages et réflexions collectives
Voix féministes francophones à Accra : une semaine riche en apprentissages et réflexions collectives

En mai 2025, Accra n’a pas simplement accueilli un atelier elle a ouvert un espace pour un éveil féministe collectif.
Pendant cinq jours, des féministes francophones venues du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo, du Mali et d’Algérie se sont réunies pour réfléchir, partager et co-créer.
Sur un continent où les voix francophones sont souvent marginalisées dans les discours féministes globaux, cette rencontre a offert bien plus que des échanges : elle est devenue un laboratoire de résistance, un refuge pour la pensée critique, et un geste puissant d’imagination collective.
La langue comme libération : nommer, recadrer, se réapproprier
La langue n’est jamais neutre. Elle porte des histoires, reproduit des rapports de pouvoir et délimite les possibles de la pensée.
Pour les féministes africaines, remettre en question les vocabulaires hérités n’est pas un simple exercice théorique c’est un acte de défiance et de survie.
À Accra, les participantes ont déconstruit les termes coloniaux et patriarcaux qui continuent de définir les femmes africaines. Des expressions comme « la femme soumise » ou « la bonne mère africaine » ont été passées au crible, révélant comment ces récits perpétuent des attentes genrées et effacent la complexité des vécus féminins.
Même les jargons du développement tels que « autonomisation » ou « populations vulnérables » ont été questionnés pour leur tendance à masquer l’agency des femmes.
À la place, les participantes se sont tournées vers les langues locales, se réappropriant des mots comme tchologo(pouvoir), gbèlè (vérité) et yaté (force) des mots porteurs de couches de sens culturel et de résistance.
Ces mots sont devenus des outils non seulement de redéfinition de soi, mais aussi de pouvoir collectif.
Une partie de l’atelier s’est appuyé sur une initiative qui remet en cause l’hégémonie des récits dominants en créant un espace pour des vocabulaires féministes africains façonnés par les réalités vécues, et non par des idéologies importées.
🎥 Revivez cette expérience féministe inédite à Accra ! Découvrez la vidéo de cette rencontre sur YouTube
Sécurité numérique : de la formation technique à une praxis politique
L’internet féministe n’est pas un espace sûr. Entre doxxing, logiciels espions, misogynoir en ligne et surveillance étatique, les militantes féministes africaines sont confrontées à des menaces numériques de plus en plus complexes. Mais à Accra, ce qui a émergé n’était pas la peur, c’était une détermination collective.
La sécurité numérique a été abordée à la fois comme un besoin technique et comme une stratégie politique.
Au fil des sessions pratiques, les participantes ont appris à protéger leurs données, utiliser des outils de chiffrement et adopter des gestes d’hygiène numérique. Mais surtout, elles ont posé des questions plus profondes : Comment créer une culture du soin dans les espaces numériques ? Comment faire en sorte que notre activisme en ligne reflète nos valeurs féministes hors ligne ?
Plutôt que de reposer sur la responsabilité individuelle, les participantes ont imaginé une infrastructure numérique féministe fondée sur le soutien communautaire, le partage de savoirs, et la défense proactive.
Elles se sont inspirées de collectifs technologiques féministes tels que Tactical Tech et Digital Defenders Partnership, qui placent l’autonomie et la sécurité au cœur des principes féministes.

Repenser le plaidoyer : des indicateurs aux mouvements
Trop souvent, le plaidoyer féministe est réduit à des résultats mesurables, des rapports destinés aux bailleurs, ou à de la visibilité sur les réseaux sociaux.
Mais que se passe-t-il si l’on passe des résultats aux écosystèmes ? Des KPIs au soin collectif ?
À Accra, les participantes ont déconstruit la “logique de projet” qui domine tant d’espaces ONG. Elles ont exploré ce que signifie bâtir des mouvements féministes durables, enracinés localement, et redevables non pas aux financeurs, mais aux communautés qu’ils servent.
Un exemple marquant est venu d’une radio communautaire togolaise dirigée par des femmes, qui intègre des pratiques de guérison ancestrale et la narration collective dans sa programmation politique.
Ici, le plaidoyer n’est pas une campagne linéaire : c’est un acte quotidien de connexion, de résilience et de réparation.
Cette relecture du plaidoyer nous invite à voir les mouvements féministes africains non comme des ONG réactives, mais comme de véritables écosystèmes vivants de résistance, ancrés dans la relation plutôt que dans l’urgence.

La mémoire et la narration comme outils stratégiques
Dans des contextes d’effacement et de désinformation, se souvenir devient un acte de résistance.
À Accra, les participantes ont invoqué des figures fondatrices comme Andrée Blouin, Aoua Kéita, Miriam Makeba ou Bibi Titi Mohammed non par nostalgie, mais par nécessité.
Ces femmes ne sont pas que des personnages historiques, ce sont de véritables plans d’action radicaux.
Les participantes se sont engagées à bâtir des archives de la mémoire féministe : fanzines, journaux audio, histoires orales, répertoires numériques.
La narration n’a pas été qu’un outil : elle est devenue une arme politique.
Face à l’oubli patriarcal et colonial, les féministes africaines ont affirmé leur souveraineté narrative.
Féminisme francophone : un espace de multiplicité et de résistance
Le français était la langue dominante dans la salle mais loin d’être la seule.
Bambara, Mina, Dendi, arabe, et une infinité d’accents issus des vécus personnels coexistaient.
Cette rencontre à Accra nous a rappelé que “francophone” n’est pas une seule voix, mais une polyphonie de luttes, de cultures et d’espérances radicales.
De la résistance à la répression en Algérie à la navigation du traumatisme post-coup au Niger, chaque participante est venue avec un contexte unique.
Ce qui les a unies, c’est une refus partagé d’être reléguées à la périphérie du féminisme global.
Les féministes africaines francophones ne sont pas de nouvelles voix émergentes. Elles sont des voix de tête. Et lorsqu’elles parlent ensemble, elles déplacent le centre.
Communication féministe : un outil, une vision, une révolution
L’atelier s’est conclu par un appel fort : faire de la communication féministe l’épine dorsale de la construction des mouvements, et non une simple tâche assignée à une équipe réseaux sociaux.
Les participantes ont plaidé pour la création de plateformes féministes en français et en langues locales, pour des récits visuels centrés sur les vécus, et pour des médias qui privilégient la lenteur, la nuance et le soin.
Elles ont imaginé la production de contenu non pas comme une réaction, mais comme une intervention : une manière de reprendre le temps, l’espace et l’imaginaire.
Qu’il s’agisse de courts-métrages, de bulletins, de notes vocales ou de mèmes, elles ont insisté sur une chose :
La communication féministe est ce par quoi nous nous organisons, nous guérissons et nous luttons.
Les graines semées à Accra
Ce n’était pas un simple atelier.
C’était une intervention sur la langue, la stratégie, la sécurité et la mémoire.
En repartant vers leurs pays respectifs, les participantes n’ont pas emporté que des plans d’action.
Elles ont emporté des outils, des sororités, une clarté radicale, et un engagement renouvelé à transformer non seulement leurs façons de faire, mais aussi leurs raisons d’agir et pour qui elles le font.
Elles l’ont affirmé haut et fort :
Le féminisme n’est pas un cadre qu’on impose.
C’est un engagement pour la justice, la joie et la communauté
Un engagement qui commence dans les mots que nous prononçons,
Et qui se poursuit dans les mondes que nous bâtissons.
Traoré Bintou Mariam, Responsable communication AWDF
AWDF au Forum SVRI 2024 : Se connecter, Partager et Apprendre pour Mettre Fin à la Violence Sexuelle
AWDF au Forum SVRI 2024 : Se connecter, Partager et Apprendre pour Mettre Fin à la Violence Sexuelle

AWDF participera au Forum SVRI 2024 de l’Initiative de recherche sur la violence sexuelle , qui se tiendra du 21 au 25 octobre à Cape Town, en Afrique du Sud. Nous avons soutenu 17 partenaires d’Afrique pour renforcer les voix féministes africaines dans le débat mondial sur la lutte contre la violence sexuelle.
Lors de sa participation en 2022 a SVRI, qui s’est tenu au Mexique en septembre, AWDF a mené plusieurs activités significatives, telles qu’un cercle de connaissances dirigé par des partenaires, des discussions avec des bailleurs de fonds sur le financement décolonisé et éthique, ainsi qu’un dialogue sur le pouvoir et le contrôle dans la recherche et un forum dirigé par des féministes du Sud pour présenter le modèle LFS.
Le Forum SVRI de cette année représente une excellente occasion pour AWDF de mettre en avant notre travail crucial sur la violence sexuelle, notamment à travers notre initiative KASA ! Nous plaiderons pour un financement accru et pour approfondir les partenariats au sein des fonds féministes et de l’écosystème de financement de la violence sexuelle. De plus, nous visons à élargir nos connaissances et notre expérience concernant les interventions basées sur des données probantes sur la violence sexuelle.
Événements Clés de AWDF au Forum SVRI 2024
Présentation de posters de AWDF et de COFEM
La session de présentation de posters à SVRI est conçue pour mettre en avant des recherches et des programmes innovants, faciliter des discussions approfondies et promouvoir une interaction accrue entre les panélistes et les participant.e.s.
Date : Mercredi 23 octobre 2024
Heure : 13h00 – 14h00
Lieu : Cape Town International Convention Center 2
Cercle de connaissances féministes africaines
Dirigés par l’équipe Knowledge and Voice, les cercles de connaissances féministes africaines constituent un espace en évolution où des féministes africaines se rassemblent pour partager leurs identités, histoires, outils, politiques et approches dans leur lutte contre le patriarcat. Cette activité est uniquement ouverte aux partenaires et participants identifiés.
Atelier “Repos et Résistance”
L’équipe Solidarity and Care a appris au fil des ans l’importance de créer un environnement et un espace qui servent de cocon pour les activistes. Cet atelier se déroulera dans une pièce faiblement éclairée, avec une playlist de musique africaine apaisante pour instaurer une ambiance paisible et restauratrice. Les places pour cette activité sont limitées, il est donc conseillé d’arriver tôt pour garantir votre participation.
Date : Jeudi 24 octobre 2024
Heure : 12h00 – 13h50
Lieu : Cape Town International Convention Center 2
Retraite “Flourish”
Cette retraite impliquera trois processus interconnectés, dirigés par les animateurs et le chef. Les activistes participeront à des rituels ancrés dans les pratiques africaines indigènes, axés sur l’ancrage, l’honneur et la connexion avec soi-même, les autres et la nature pour une guérison spirituelle, émotionnelle et physique. Cette activité est uniquement ouverte aux partenaires et individus identifiés.
Nous invitons tous les participant.e.s à se connecter avec nous lors de ces sessions et tout au long du forum. C’est une occasion inestimable de partager des expériences, d’apprendre les uns des autres et de renforcer nos efforts collectifs pour combattre la violence à l’égard des femmes et des personnes de genre divers, tout en promouvant l’égalité des genres.
Voici le programme complet du forum SVRI, où vous trouverez des détails sur ces activités et d’autres moments enrichissants du forum.
Connectez-vous avec l’AWDF en ligne sur X, Instagram, Facebook et LinkedIn.
Suivez nos mises à jour en direct depuis le forum en utilisant le hashtag #AWDFatSVRI.
“Rêver, s’exprimer et agir collectivement pour un monde libéré des violences sexuelles” avec KASA
“Rêver, s’exprimer et agir collectivement pour un monde libéré des violences sexuelles” avec KASA
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Le 3 septembre à Dakar, des militant.e.s et associations ont uni leurs forces pour l’initiative KASA!, lancée par le Fonds Africain pour le Développement de la Femme (AWDF), Open Society et la Ford Foundation. Cette mission de sensibilisation contre la violence sexuelle, qui s’est déroulée du 25 août au 6 septembre 2024, a visé plusieurs régions du Sénégal, dont Ziguinchor, Dakar et Casamance. L’objectif était d’évaluer le contexte local, d’examiner les interventions existantes et de renforcer les partenariats. L’initiative KASA! soutient les organisations de défense des droits des femmes en Afrique de l’Ouest pour promouvoir des réformes et accroître les ressources dédiées à la prévention des violences sexuelles. La conférence de Dakar a permis de co-créer des stratégies efficaces pour atteindre ces objectifs.
Découvrez en plus ici
https://www.pressafrik.com/Senegal-AWDF-mise-sur-l-initiative-Kasa-pour-lutter-contre-un-taux-de-215-de-violence-contre-les-femmes_a277797.html?preview=1
https://www.enqueteplus.com/content/lutte-contre-les-violences-sexuelles-awdf-soutient-les-initiatives-f%C3%A9minines-au-ghana
https://lequotidien.sn/plus-loin-coumba-gueye-ka-secretaire-executive-de-lassociation-des-juristes-senegalaises-ajs/ ![]()
Bintou Mariam Traoré
Webinaire: Promouvoir la Stratégie de Solidarité et de Soin – Unir au sein de Communautés Bienveillantes
Webinaire: Promouvoir la Stratégie de Solidarité et de Soin – Unir au sein de Communautés Bienveillantes

Nous avons le plaisir de vous convier à notre prochain webinaire organisé par l’équipe de l’AWDF ! En transition vers une nouvelle phase axée sur la solidarité et le soin, nous avons hâte de vous retrouver pour réfléchir ensemble à l’avenir des mouvements féministes.
**Détails de l’événement :**
📅 Date: 25 Avril 2024
⏰ Heure: 13h00 GMT
🌍 Langues : Français, Anglais et Portugais
Dans ce webinaire, nous visons à créer un espace dynamique pour des conversations réfléchies animées par des panélistes éminents, notamment :
Nana Darkoa Sekyiamah,Féministe ghanéenne, autrice de “The Sex Lives of African Women”
Nathalie Fanja Haaby, thérapeute holistique sénégalaise et professeure de Kundalini Yoga
Buky Olabukunola Williams , Responsable de la Santé Sexuelle et Reproductive chez Akina Mama wa Afrika
Aaliyah O. Ibrahim , Artiste pluridisciplinaire nigériane et praticienne du développement international
Ruth Nyambura, Féministe kényane et éducatrice politique
Cette discussion sera facilitée par Crystal Simeoni.
Les témoignages variés, les connaissances et les récits des intervenants enrichiront nos échanges sur les aspirations féministes, les collectifs et les organisations défendant les droits des femmes.
Ce webinaire a pour objectifs :
- Populariser la stratégie de solidarité et de bienveillance au sein des mouvements pour les droits des femmes et féministes .
- Cultiver des liens solides et une solidarité entre les différents mouvements, les droits des femmes et les féministes ;
- Faciliter la collaboration et l’innovation dans la production et le partage de connaissances et de technologies autochtones ;
- Encourager et promouvoir des pratiques de repos, de récupération et de célébration au sein des mouvements de femmes et féministes pour favoriser leur bien-être.
Le format du webinaire favorisera les conversations interactives, offrant aux participants de nombreuses opportunités de s’engager, de poser des questions, de partager des expériences et de se connecter avec d’autres militants.
Rejoignez-nous pour explorer les réalisations accomplies, scruter le paysage actuel et imaginer ensemble l’avenir de la solidarité et de la bienveillance féministes.
Inscription
Pour réserver votre place et obtenir de plus amples informations sur le webinaire, veuillez vous inscrire via ce lien : https://bit.ly/3xCT59H
Unissons nos voix pour susciter des discussions, inspirer des actions et nourrir les liens de solidarité qui animent nos mouvements !
Rejoignez les événements de AWDF à la #CSW68.
Rejoignez les événements de AWDF à la #CSW68.

Rejoignez-nous pour des discussions impactantes à la 68e édition de la la Commission de la condition de la femme, du 11 au 22 mars 2024.
Au Fonds Africain de Développement de la Femme, nous avons prévu plusieurs sessions en collaboration avec nos partenaires pour la CSW 68.
Venez nombreuses et nombreux participer à ces échanges essentiels pour les féministes africaines.
Découvrez notre programme

13 mars: Pratiques de Financement Féministes : Financer les Mouvements pour Créer le Changement
Partenaires: Leading from the South, Count Me In! Consortium et l’Alliance pour les Mouvements Féministes
L’événement aborde le rôle crucial des mouvements féministes autonomes dans la promotion de l’égalité des genres et des droits humains dans divers domaines, y compris les droits économiques, la violence basée sur le genre, la justice reproductive et la participation politique. Malgré leur impact significatif sur la politique, le renforcement institutionnel et les changements de normes sociales, les mouvements féministes font face à un sous-financement chronique et opèrent dans des conditions précaires au milieu de mouvements anti-genres et d’une polycrise croissante. De plus, les activistes et organisations féministes sont de plus en plus menacés dans des environnements politiques et sociaux hostiles. Pour confirmer votre présence, enregistrez-vous ici.
15 mars : Perspectives du Sud : Décrypter la localisation et le financement féministe
Partenaires: Leading from the South
Leading from the South (LFS) a été un partenaire et bailleur de fonds révolutionnaire pour les organisations féministes et de droits des femmes et leurs communautés. Cet événement parallèle visera à présenter le modèle unique de partenariat et de collaboration de LFS avec le plus large écosystème de fonds pour les femmes, les organisations et mouvements féministes. La conversation cherchera à amplifier l’impact et les réalisations émanant du travail du Consortium au cours des sept dernières années. LFS a été profondément connecté aux réalités et expériences des communautés en première ligne pour faire avancer l’égalité des genres et ses intersections, y compris la justice climatique, la migration, la justice raciale et ethnique. Pour confirmer votre participation, cliquez ici
19 mars: On est ensemble : Financer les Mouvements Féministes en Afrique Francophone
Partenaires: AWDF et Foundation for a Just Society (FJS)
Cette session est le résultat de l’effort de l’AWDF pour approfondir sa compréhension et son soutien aux défis et réalités rencontrés par les mouvements de femmes, de filles et de personnes non-binaires en Afrique francophone/Afrique d’expression française tout en stratégisant sur la réponse et l’implication des fonds féministes et du secteur philanthropique dans l’avancement de la justice de genre dans cette région.
Pendant l’événement, l’AWDF et la FJS présenteront les résultats d’une étude conjointe sur le contexte, les réalités et les priorités de ces mouvements dans huit pays africains francophones (Burkina Faso, Tchad, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal). Les résultats de cette étude seront rendus publics en 2024 après avoir été présentés aux activistes de la région lors du Forum Féministe Francophone à Lomé, Togo, à la fin de 2023. Pour confirmer votre présence, veuillez vous enregistrer ici. Pour plus d’informations sur l’événement .
21 mars: Réimaginer les Économies pour la Justice Économique des Femmes : Une Perspective Féministe Panafricaine et du Sud Global
Partenaires: Akina Mama wa Afrika (AMwA), NAWI Afrifem Macroeconomic Collective, AWDF
Pendant cette session, nous chercherons à souligner l’urgence de traiter l’inégalité de genre liée à l’économie comme une disparité macro-critique en appliquant une analyse féministe à toute la gamme des politiques macro-économiques et financières – de l’administration fiscale aux négociations commerciales, afin que les pays, les décideurs politiques et les praticiens du développement puissent évaluer et éviter les impacts genrés et injustes de telles politiques. La discussion mettra donc en avant l’impératif d’aborder la justice économique des femmes comme un processus qui déplace le pouvoir social et politique.
Pour en savoir plus sur tous les événements, CLIQUEZ ICI
Votre présence et votre participation enrichiront non seulement notre dialogue mais contribueront également à façonner des futurs féministes résilients et vibrants dans nos régions!
#CSW68: Financer les mouvements féministes en Afrique Francophone
#CSW68: Financer les mouvements féministes en Afrique Francophone

Date: Mardi , 19 mars 2024
Heure: 14h00-16h00 (EDT)
Rejoignez le Fonds africain pour le développement de la femme (AWDF) et la Foundation for a Just Society (FJS) lors de la CSW68 pour un événement intitulé On est ensemble : Financer les mouvements féministes en Afrique francophone
Cette session vise à approfondir la compréhension des défis des mouvements féministes en Afrique francophone et à développer des stratégies en mobilisant les fonds féministes et la philanthropie pour promouvoir la justice de genre dans la région.
Lors de l’événement, AWDF et FJS partageront les résultats d’une étude conjointe sur les mouvements féministes dans huit pays africains francophones(Burkina Faso, Tchad, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal). Ces conclusions seront rendues publiques en 2024 après avoir été présentées aux activistes lors du Forum Féministe Francophone à Lomé, au Togo, fin 2023.
Pour confirmer votre participation, veuillez vous enregistrer ici.
Pour en savoir plus sur l’événement, CLIQUEZ ICI
Nous espérons vous voir nombreuses et nombreux pour discuter des questions fondamentales qui touchent les féministes africaines.
Resource Centre Day: African Feminists Doing Research
Resource Centre Day: African Feminists Doing Research

Are you interested in learning more about African feminist theories?
Do you want to learn how to be a feminist researcher?
Do you want to know more about how to use Wikipedia to tell African women’s stories?
Join the AWDF staff for an afternoon of trainings, conversations and deep critical thinking about African feminist theory and praxis.
This session will be open to AWDF staff and (feminist) public interested in deepening their knowledge of African feminist research practices and learning more about Wikipedia usage.
Register for the event HERE
AWDF 4th Resource Mobilisation Bootcamp 2017
AWDF 4th Resource Mobilisation Bootcamp 2017

The African Women’s Development Fund is organising the 4th Resource Mobilisation bootcamp in Accra, Ghana from the 28th to the 31st of August 2017. The Resource Mobilisation Bootcamp is one of the capacity building programmes organised by AWDF to support grantees to develop their resource mobilisation strategy. AWDF has been providing capacity building support to its grantees to enhance their ability to effectively and efficiently achieve their set mandate.
AWDF recognises that a resource mobilisation strategy is critical to ensuring the sustainability of women’s rights organisation and to this end has organised this bootcamp for selected grantee partners since 02013. As at the end of 2015, a total of over 77 organisations had benefited from the first 3 resource mobilisation boot camps.
This year’s bootcamp has 19 participants from Cameroon, Kenya, Ghana, Liberia, Malawi, Nigeria Zambia and Zimbabwe. By the end of the 4 day boot camp, participants would have drafted their resource mobilisation strategy document. They will then be supported over a 4 months period through virtual coaching to finalise the draft Resource mobilisation strategy.